Au départ un musée de synthèse...
Dans l'idée de son fondateur Georges-Henri Rivière, le Musée de Bretagne se devait d'être un musée de synthèse, point de convergence d'un vaste réseau de musées thématiques (la pêche, la musique...) et géographiques (la Cornouaille, le Trégor...), susceptibles de produire une approche globale de la Bretagne dans sa diversité.
Inspiré des réflexions du mouvement breton de l'entre-deux guerres, incarné par l'ethnologue René-Yves Creston, ce souci de mettre en cohérence les projets muséographiques à l'échelle régionale s'est heurté aux volontés individuelles des collectives locales. Mais il aboutira toutefois à la création de l'association Buhez (la vie, en breton), en 1978.
Regroupant les différents musées d'histoire, d'archéologie, d'ethnologie et les écomusées des cinq départements bretons et de Loire-Atlantique, elle permet aux conservateurs de réfléchir ensemble à l'harmonisation de leurs programmes respectifs.
Une année phare pour le Musée de Bretagne
En 1967, la nomination de Jean-Yves Veillard, lui-même historien breton et engagé dans l'Emsav (le mouvement breton), renforce l'attachement du Musée de Bretagne à l'identité bretonne. Avec l'ouverture de la salle consacrée au XXe siècle, laquelle donne une perspective historique aux problèmes contemporains, le Musée de Bretagne devient véritablement un « musée d'identité ».