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MUSÉE  Expositions temporaires      Expositions      Soyons fouilles    Parcours de l'exposition

Le parcours de l'exposition

Cette exposition a pour objectif de restituer au grand public, plus particulièrement aux scolaires, les découvertes archéologiques effectuées durant les vingt dernières années en Bretagne. Le territoire géographique retenu est celui de la Bretagne administrative actuelle, le parti pris défendu étant que les frontières fluctuent dans le temps.

Le parcours de l’exposition est chronologique et découpé par séquences. Dans chaque espace, il s’agit de mettre en avant un objet phare, ou un ensemble d’objets, ou encore une composition muséographique.

 

Séquence 1

Introduction
Fouilles et découvertes récentes en Bretagne.

L’archéologie en mouvement

Chantier de Fouilles - Belz

Cette séquence a pour objectif de préciser au visiteur le sujet de l’exposition (les découvertes archéologiques nouvelles, en termes de sites, d’objets mais surtout de connaissances) ainsi que le cadre géographique retenu (les limites administratives de la Bretagne actuelle) et les techniques de prospection aujourd’hui mises en œuvre.

 

Séquence 2

Paléolithique (-1 000 000 / -9 500)

Les premiers peuplements de l’Ouest.
Une grotte marine en cours de fouille.

Outils de la grotte de Menez Dregan
Outils de la grotte de Menez Dregan

Pour le Paléolithique, le site majeur est la grotte de Menez Dregan à Plouhinec (29). Creusée par la mer, elle a été occupée par les hommes entre -500 000 et-300 000 ans, au début des périodes de refroidissement du climat. Lors des périodes chaudes, comme la période actuelle, la grotte est envahie par les hautes mers et lesol est constitué d’une plage de galets. Lorsque le climat se refroidit, le niveau de la mer baisse et s’éloignedu site. La grotte domine alors un paysage de plaine littorale, territoire de chasse aux grands herbivores.Les hommes s’installent dans cet abri, très bien situé et protégé des intempéries. Lorsque le froid devient trop vif, ils partent vers le sud à la recherche de climats plus cléments.

La faune paléolithique.

Cette période s’achève, entre -40 000 et -10 000, par un froid « sibérien », avec une banquise qui recouvre la Grande-Bretagne actuelle. La Manche est à sec et très peu d’occupations sont détectées en Bretagne, exceptées de rares haltes de chasses aux rennes possibles en été. Les sites du Piégu et de Pléneuf-Val-André par leurs ossements retrouvés illustrent cette faune qui évolue avec les variations du climat et des paysages.

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Séquence 3

Mésolithique (-9 500 / -4 800)

Des chasseurs- cueilleur aux pêcheurs

Flèches - site de la Croix Audran
Flèches - site de la Croix Audran

Le Mésolithique correspond à une période de  réchauffement climatique relativement rapide, avec le développement d’un taillis dense de noisetiers, entre -10 000 et -7000, suivi de l’essor d’une forêt dense de chênes entre -7000 et -5000. Deux modes de vie cohabitent, se côtoient et échangent : des groupes nomades,  chasseurs et cueilleurs occupent l’intérieur des terres – site de la Croix-Audran (56) -, tandis que des populations en voie de sédentarisation se fixent sur le littoral, comme le montrent les sites de Téviec et Hoëdic (56) ou l’amas coquiller de Beg-an-Dorchen (29), chacun possédant son mode d’habitat et d’alimentation spécifique.

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Séquence 4

Néolithique (-4 800 / -2 200)

Cultivateurs, éleveurs et bâtisseurs du Néolithique.

Lames de haches polies - Petit Rohu
Lames de haches polies - Petit Rohu

Le Néolithique est marqué par la sédentarisation progressive des groupes humains, amorcée au Mésolithique, et par l’essor de l’agriculture et de l’élevage. Cette évolution de la société se traduit par l’apparition de grandes maisons collectives et d’enceintes villageoises - sites de St-Étienne-en-Coglès, Pléchâtel (35) -, ainsi que par l’invention d’un nouvel outillage adapté à ce mode de vie : des haches pour le défrichement, des meules pour broyer les céréales, ou encore de longues lames de silex, et des récipients en céramique plus adaptés aux populations sédentaires…

Cette période est également marquée par la fixation des communautés sur des terroirs plus ou moins vastes, qui marquent et structurent leurs territoires par l’édification progressive de monuments imposants ornés de symboles : des sépultures mégalithiques ou des stèles parfois regroupées en « alignements » (Belz, Carnac, Locmariaquer dans le Morbihan).

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Séquence 5

Protohistoire (-2 200 / -52)

Les métaux, sources de richesses et de pouvoir.
Des nécropoles et des dépôts.

Bracelets - Pommerit le Vicomte
Bracelets - Pommerit le Vicomte

La découverte du métal se traduit en Bretagne par l’édification de tertres recouvrant les tombes monumentales de puissants personnages enterrés avec leurs armes de silex et de cuivre. Certains cimetières, regroupant des dizaines de tombes, s’organisent autour de plusieurs tertres monumentaux. Quelques habitats contemporains de ces nécropoles édifiées le long des voies ont été fouillés. Protégés par des enceintes, ils abritent des maisons à l’arrière de remparts précédés de fossés (Mauron, Lamballe). Cette période est marquée par l’enfouissement de multiples objets en bronze au sein de dépôts, comme à Pommerit-le-Vicomte (22), Gouesnac’h (29), Domloup (35). Autrefois interprétés comme des objets destinés à la refonte, entreposés dans le sol par des artisans, ils s’apparentent en fait aux panoplies d’armes et de parures enterrées au début de la période avec les défunts. Il pourrait s’agir de dépôts enfouis lors de cérémonies religieuses, à proximité de nécropoles ou de sanctuaires.

Statue de Paule

Des fermes aux forteresses gauloises.

L’âge du fer est marqué par le développement progressif de l’usage du fer. Des haches à douilles, simulacres d’outils fondus dans un métal devenu désuet pour l’armement et l’outillage, sont enfouis en dépôts - comme celui de Kergariou (29) - à proximité de petites exploitations familiales qui colonisent peu à peu le territoire. Cette mise en valeur des terroirs par de multiples fermes s’effectue, durant les deux derniers siècles avant notre ère, dans le cadre d’un réseau d’échange développé et organisé autour d’agglomérations abritant, parfois sous le contrôle de résidences fortifiées de l’aristocratie, des entrepôts, des ateliers artisanaux et des marchés. Un film 3D sur l’évolution du site exceptionnel de Paule (22) illustre cet essor de l’habitat gaulois.

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Séquence 6

Antiquité (-52 / 476)

La conquête romaine.
L’organisation d’un territoire sur le mode romain.

Pont de Visseiche (maquette)
Pont de Visseiche (maquette)

La réorganisation du territoire, après sa conquête par les armées romaines, se traduit par la création de quatre capitales de cités et la réfection du réseau routier, probablement avec l’aide de l’armée, dans cette région stratégique située face à l’île de Bretagne. Le mode de vie méditerranéen est adopté en quelques générations dans les villes et les campagnes, avec plusieurs adaptations aux spécificités locales.

En témoignent les routes - ouvrage de Visseiche (35) -, l’écriture - les graffitis des fouilles A. Paré à Rennes -, les cérémonies de culte impérial, les aqueducs - à Vannes, à Carhaix -, l’architecture et le mobilier urbains - à Corseul (22), Rennes, Carhaix - et les ateliers en périphérie des villes (rue de St-Malo à Rennes).

 

Les occupations rurales

Bras droit d'Hermès
Bras droit d'Hermès

Les villas entourées d’exploitations agricoles - Le Quiou et Taden (22) - sont le signe de la romanisation précoce de la péninsule armoricaine. L’architecture, les décors et les thermes illustrent cet art de vivre à la romaine.

Une villa à part.

Vers 275, l’ordre romain vacille lors d’une période marquée par des raids maritimes francs et saxons sur les côtes et des troubles dans l’intérieur de la péninsule. Le petit palais de Mané-Véchen sur la ria d’Étel, villa maritime spectaculaire par ses décors, réunis pour la première fois, est incendié et les trésors enfouis ne seront jamais récupérés.

 

Séquence 7

Bas-Empire (IVe - VIe)

Militarisation de la péninsule.
Forteresses sur les côtes : une stratégie du typedu « Mur de l’Atlantique ».

L’édification de fortifications dans les villes de Rennes et de Vannes ou de for teresses côtières comme Le Yaudet permet aux troupes stationnées en ces lieux de sécuriser le territoire. L’intérieur est contrôlé par des militaires qui ont migrés de diverses régions de l’Empire avec leur famille. Quelques-uns traversent la Manche depuis l’île de Bretagne, pour s’implanter durablement dans d’anciennes exploitations agricoles. Ce phénomène de migration mobilise, après la chute de l’empire, de plus en plus de Bretons qui traversent la Manche pour s’installer au nord et à l’ouest de la péninsule bretonne.

 

L’immigration, un monde en mouvement

Gobelets - Saint Marcel
Gobelets - Saint Marcel

À travers les tombes des nécropoles de Gouesnac’h (29) et de St-Marcel (56) ayant conservé de la vaisselle, comme des verreries et des céramiques, des ornements tels que des bijoux et plaques de métal, ainsi que des pièces d’armement, se pose la question de l’origine ethnique de ces populations. On observe alors des migrations dans « tous les sens ».

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Séquence 8

Haut Moyen Âge (VIIe – Xe)

Une Bretagne bipartite.
Ces migrations essentiellement bretonnes - au nord et à l’ouest - et franques - au sud et à l’est - aboutissent à une partition de la péninsule en deux domaines qui vont s’affronter ou échanger de part et d’autre d’une frontière toujours mouvante.

Bretons ou Francs

Vases de Montour
Vases de Montour

Dans le domaine franc, l’habitat, constitué de regroupements de fermes générant des hameaux - comme à Montours (35), est organisé autour de nécropoles chrétiennes – Visseiche (35) - et d’églises dépendant d’évêchés implantés dans les anciennes capitales de Rennes et de Vannes. Dans le domaine breton, un habitat plus dispersé, constitué d’exploitations familiales, s’organise autour de résidences fortifiées de l’aristocratie - Paule (22) - et d’abbayes majeures - comme Landévennec (35) -, à la manière des sociétés contemporaines du Pays de Galles ou d’Irlande. Au cours du Xe siècle, des conflits entre l’empire carolingien et les bretons, suivis de raids des hommes du nord, se traduisent par la destruction ou l’abandon de nombreux sites.

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Séquence 9

Moyen Âge (XIe – XVIe)

Le temps des Seigneurs : le duché de Bretagne.
Cette période est marquée par l’édification de multiples châteaux, résidences fortifiées de lignages aristocratiques plus ou moins riches et puissants que les ducs de Bretagne s’efforcent de contrôler. Le développement des villes traduit un essor général du commerce et de l’artisanat. Au XVe siècle, on observe l’essor de l’artillerie et la défaite du duché de Bretagne face au royaume de France.

Le château, palais et blockhaus

Eperons - La Roche Maurice
Eperons - La Roche Maurice

Les images en réalité augmentée inspirées par les fouilles menées au château du Guildo illustrent cette double fonctionnalité du château, lieu à la fois défensif et résidentiel. De même que les objets retrouvés témoignent d’une classe oisive en temps de paix et militaire en temps de guerre. En tant qu’éléments de la panoplie du guerrier, les huit éperons de la Roche Maurice - objets inédits jamais exposés - sont présentés de façon centrale en introduction à la séquence.

L’artillerie

Simulation élévation du château de Guingamp
Simulation élévation du château de Guingamp

On passe des guerres privées aux guerres d’état avec des moyens différents pour les mener.

L’essor de l’artillerie a un impact social certain : seule la très haute aristocratie - l’état breton - était suffisamment riche pour adapter ses forteresses aux évolutions rapides de l’artillerie (Guingamp, Dinan, etc.). Sont donc présentés des boulets, canons, flèches, carreaux d’arbalètes, chausse-trappe, dague à rouelle, fers à chevaux... L’élément novateur est la présentation d’une modélisation 3D du château de Guingamp, projet qui n’a pas complètement vu le jour et porte le discours d’un « blockhaus sans palais ».

Le commerce international.
La Bretagne se dote d’une flotte commerciale, présente jusqu’en Méditerranée. L’enrichissement naît de l’approvisionnement de produits lointains comme l’huile d’olive, les épices, les fourrures, la vaisselle, ou l’ambre. Cet te implication des Bretons dans le  commerce international est illustrée par une présentation de céramiques.

 

Séquence 10

Enseigne de pèlerins - Hopital de Rennes
Enseigne de pèlerins - Hopital de Rennes

Conclusion : l’archéologie des périodes récentes

L’archéologie a-t-elle sa place lorsqu’elle traite de périodes où l’on dispose d’une documentation écrite ou illustrée abondante, étudiée par les historiens ? Ce thème sera traité par un cas d’école : la fouille terrestre d’un hôpital du XVIe siècle, celui de la place Sainte-Anne à Rennes.

Soulager les populations : l’hôpital de Rennes

Le quotidien des malades, la pharmacopée, la parasitologie : autant de domaines d’études révélés par les fouilles archéologiques menées place Sainte-Anne à Rennes qui ont mis au jour un mobilier important (pots à onguents, bassins, peignes, écuelles…), ainsi que les origines des maladies, le contenu de l’alimentation et des remèdes (études des ossements, des graines et des pollens).

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