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MUSÉE  Musée et collections      Vie des collections    Acquisitions

Acquérir pour enrichir

Comme la plupart des musées, le musée de Bretagne suit une politique d'acquisition définie par son équipe scientifique. A l'heure actuelle, elle vise d'une part à combler des lacunes dans des domaines jusqu'alors assez pauvres comme la pêche, l'ostréiculture, la construction navale ou l'industrie de la chaussure attachée à la ville de Fougères (Ille-et-Vilaine).

Elle a également pour but de compléter des ensembles déjà bien constitués qui font la réputation du musée comme le fonds lié à l'affaire Dreyfus. Pour cela, divers moyens d'enrichissement des collections existent : le don, le legs, l'achat le collectage ou le dépôt par un autre musée par exemple.

Le musée vous présente ci-dessous ses dernières acquisitions...

 

Portraits de la noblesse bretonne

Pierre Augustin THOMIRE (Paris 1724 – Béraut 1808) Portrait d’Athanase Fulgence Mathurin Geffard de La Motte. La série est fort intéressante car représente des membres d’une lignée importante pour la Bretagne et ancrée dans la région de Vitré et Fougères.

Pierre Augustin THOMIRE (Paris 1724 – Béraut 1808) Portrait de Joseph Augustin Geffrard de La Motte. La série est fort intéressante car représente des membres d’une lignée importante pour la Bretagne et ancrée dans la région de Vitré et Fougères.

Ecole Française, vers 1700, Portrait de Pierre de Brilhac, premier président du parlement de Bretagne. Pierre de Brilhac, né en 1667 à Paris et mort en 1734 également dans la capitale, a été le premier président du Parlement de Bretagne du 2 mars 1703 à 1734. Il s'est également illustré lors du grand incendie de Rennes en sauvant le Parlement du feu par son initiative.

Du 23 au 25 septembre, au château de la Vieuville (près de Fougères), plus de 1 500 pièces de mobilier, d'orfèvrerie mais aussi des tableaux ont été proposées dans le cadre d'un vente exceptionnelle. Le musée de Bretagne s'est ainsi rendu acquéreur de quelques portraits remarquables.

 

 

Daguerréotype, portrait de famille
Anonyme, 1845

Daguerreotype d'un portrait de famille en 1845

Ce daguerréotype figure une famille des environs de Guérande (Loire-Atlantique). Femmes & enfants sont vêtus à la mode citadine et bourgeoise des années 1845/1850, seules les coiffes font référence à une appartenance régionale.

L’attribution à la région des « marches nantaises » se rattache à plusieurs éléments : c’est à Nantes, avant Rennes et Brest que s’installent dès 1840, les premiers ateliers de daguerréotypie, ateliers qui s’adressent naturellement à cette période à des gens aisés, voire très aisés.

On trouve dans la région rennaise et dans la région nantaise des portraits photographiques qui mélangent ainsi costume urbain et élément du costume traditionnel, comme la coiffe.

Jusqu'à ce jour, le musée n'avait connaissance d’aucun daguerréotype figurant des personnages en costume traditionnel. Encore une fois, cette technique a essentiellement servi la bourgeoisie et l’aristocratie, désireuses de montrer une image « moderne » des portraiturés en tenue citadine, c’est à ce titre une pièce tout à fait exceptionnelle.

 

Plat à barbe du Maître Orfèvre François Grégoire de Rennes en argent repoussé, vers 1709

Plat à barbe, recto © Musée de Bretagne

Plat à barbe, verso © Musée de Bretagne

Armoiries © Musée de Bretagne

Poinçon © Musée de Bretagne

Ce splendide plat à barbe, est l’unique exemplaire conservé pour la haute Bretagne. Cette très rare pièce d’orfèvrerie civile relève de la catégorie des objets de toilette, en l’occurrence pour les hommes. La collection d’orfèvrerie du musée de Bretagne, largement présentée dans l’exposition permanente comporte déjà quelques pièces liées à la toilette: un petit bougeoir de toilette de l’orfèvre Jean Grégoire (1681-1683), ou la boule à savon, signée Didier Farge, orfèvre à Saint-Malo (1732). Le critère de rareté, lié à celui de l’esthétique très pure de la forme oblongue du plat, ont été déterminants dans le positionnement du musée de Bretagne sur cette vente.


Cette nouvelle pièce sera prochainement exposée dans la vitrine consacrée à l'orfèvrerie.

Commentaires

[4]
Musée de Bretagne07 aot 2014 11h26

Désolée de vous répondre si tardivement, notre réflexion a suivi le même cheminement que le vôtre, appuyée pour cela par deux spécialistes, l’une du costume, l’autre de la peinture, les croquis de Lalaisse en référence naturellement. Nous continuons à échanger sur la question et votre proposition fait partie des possibilités retenues. Par contre pour la photographie, c’est bien à Nantes que ce sont installés les premiers daguerréotypeurs, un studio est repéré à Brest dès les années 1840, mais contrairement à d’autres régions l’installation d’ateliers a été plus tardif ; des daguerréotypeurs ambulants existaient aussi, donc rien n’est à exclure. Il n’en reste pas moins que les daguerréotypes réalisés en Bretagne et arrivés jusqu’à nous sont rares. Merci pour votre aide.

dan10 juillet 2014 11h08

Les coiffes dites à pans ont bien existé dans toute la Bretagne mais aussi dans la plupart des régions de France avec des brassages de pans et amidonnage différent. A la différence du reste de la Bretagne, la région nantaise ne portait pas de catiole ou cornette telles que désignées aujourd'hui, mais des coiffes à 4 battants qui leur permettaient d’être plus montantes. Dans votre document, on voit bien qu'il ne s'agit pas d'une coiffe à 4 battants. Il est vrai qu’il est difficile de faire la différence entre toutes ces coiffes de cette époque quand on ne connait pas le montage des coiffes à pans…

La manière de rebrasser les ailes ne correspond pas à la région nantaise. A cette même période, le brassage visible sur ce daguerréotype correspond plutôt aux coiffes de St Brieuc. Il existe d'ailleurs un tableau de femme de St Brieuc représentant exactement le même brassage. Il existe également un autre daguerréotype d'une femme portant une coiffe avec le même type de brassage avec deux enfants prise par le photographe DISDERI à Brest. Ce document est visible dans les colletions publiques (base gallica.bnf.fr) qui démontre que la production de daguerréotype a été plus large en Bretagne. Des personnes spécialistes du pays de St Brieuc penchent également pour cette localisation.
Si vous regardez les gravures sur le territoire nantais (Lalaisse, Valerio etc…), vous constaterez que ce type de montage avec une allure affaissée est contradictoire.L’aspect général, avec un montage à 4 pans, montre des coiffes plus élancées et brassées vers l’arrière.
J'aimerais savoir quelles personnes ont pu vous établir l’analyse. Le musée du marais salant de Batz sur Mer référent sur le territoire du Pays de Guérande, pourrait peut-être vous confirmer mes impressions premières. En restant à votre disposition.

Musée de Bretagne23 juin 2014 15h20

Merci pour l’attention que vous portez à nos collections

Effectivement, les coiffes à grandes ailes se rencontrent dans le pays de Rennes, la région de Guérande, Pornichet, le pays de Saint-Brieuc ou encore la région de Châteaulin. Quelques détails varient entre toutes ces régions, port plus ou moins haut sur la tête, coiffe à «grand ou petit cul », ailes plus ou moins disposées vers l’arrière de la tête….éléments qui permettent de différencier des modèles par ailleurs assez proches. D’après quelques avis recueillis auprès de spécialistes, la façon dont les ailes de la coiffe sont dressées sur le bonnet plus enveloppant fait songer davantage à Guérande, Pornichet donc région nantaise Si à cela on ajoute l’association coiffe avec mode urbaine, voire bourgeoise, on peut encore pencher pour la Région Nantaise et ses marches. La présence de daguerréotypeur à Nantes à cette même période est un indice supplémentaire.

En espérant vous avoir éclairé sur notre avis concernant l’origine de ces coiffes.

Dan21 juin 2014 21h32

Il ne s'agit en aucun cas de femmes de la presqu'île Guérandaise sur le daguerréotype. La région de saint Brieux serait plus dans le bon style de la coiffe.

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