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MUSÉE  Musée et collections      Vie des collections    Acquisitions

Acquérir pour enrichir

Comme la plupart des musées, le musée de Bretagne suit une politique d'acquisition définie par son équipe scientifique. A l'heure actuelle, elle vise d'une part à combler des lacunes dans des domaines jusqu'alors assez pauvres comme la pêche, l'ostréiculture, la construction navale ou l'industrie de la chaussure attachée à la ville de Fougères (Ille-et-Vilaine).

Elle a également pour but de compléter des ensembles déjà bien constitués qui font la réputation du musée comme le fonds lié à l'affaire Dreyfus. Pour cela, divers moyens d'enrichissement des collections existent : le don, le legs, l'achat le collectage ou le dépôt par un autre musée par exemple.

Le musée vous présente ci-dessous ses dernières acquisitions...

 

Daguerréotype, portrait de famille
Anonyme, 1845

Daguerreotype d'un portrait de famille en 1845

Ce daguerréotype figure une famille des environs de Guérande (Loire-Atlantique). Femmes & enfants sont vêtus à la mode citadine et bourgeoise des années 1845/1850, seules les coiffes font référence à une appartenance régionale.

L’attribution à la région des « marches nantaises » se rattache à plusieurs éléments : c’est à Nantes, avant Rennes et Brest que s’installent dès 1840, les premiers ateliers de daguerréotypie, ateliers qui s’adressent naturellement à cette période à des gens aisés, voire très aisés.

On trouve dans la région rennaise et dans la région nantaise des portraits photographiques qui mélangent ainsi costume urbain et élément du costume traditionnel, comme la coiffe.

Jusqu'à ce jour, le musée n'avait connaissance d’aucun daguerréotype figurant des personnages en costume traditionnel. Encore une fois, cette technique a essentiellement servi la bourgeoisie et l’aristocratie, désireuses de montrer une image « moderne » des portraiturés en tenue citadine, c’est à ce titre une pièce tout à fait exceptionnelle.

Plat à barbe du Maître Orfèvre François Grégoire de Rennes en argent repoussé, vers 1709

Plat à barbe, recto © Musée de Bretagne

Plat à barbe, verso © Musée de Bretagne

Armoiries © Musée de Bretagne

Poinçon © Musée de Bretagne

Ce splendide plat à barbe, est l’unique exemplaire conservé pour la haute Bretagne. Cette très rare pièce d’orfèvrerie civile relève de la catégorie des objets de toilette, en l’occurrence pour les hommes. La collection d’orfèvrerie du musée de Bretagne, largement présentée dans l’exposition permanente comporte déjà quelques pièces liées à la toilette: un petit bougeoir de toilette de l’orfèvre Jean Grégoire (1681-1683), ou la boule à savon, signée Didier Farge, orfèvre à Saint-Malo (1732). Le critère de rareté, lié à celui de l’esthétique très pure de la forme oblongue du plat, ont été déterminants dans le positionnement du musée de Bretagne sur cette vente.


Cette nouvelle pièce sera prochainement exposée dans la vitrine consacrée à l'orfèvrerie.

Commentaires

[3]
dan10 juillet 2014 11h08

Les coiffes dites à pans ont bien existé dans toute la Bretagne mais aussi dans la plupart des régions de France avec des brassages de pans et amidonnage différent. A la différence du reste de la Bretagne, la région nantaise ne portait pas de catiole ou cornette telles que désignées aujourd'hui, mais des coiffes à 4 battants qui leur permettaient d’être plus montantes. Dans votre document, on voit bien qu'il ne s'agit pas d'une coiffe à 4 battants. Il est vrai qu’il est difficile de faire la différence entre toutes ces coiffes de cette époque quand on ne connait pas le montage des coiffes à pans…

La manière de rebrasser les ailes ne correspond pas à la région nantaise. A cette même période, le brassage visible sur ce daguerréotype correspond plutôt aux coiffes de St Brieuc. Il existe d'ailleurs un tableau de femme de St Brieuc représentant exactement le même brassage. Il existe également un autre daguerréotype d'une femme portant une coiffe avec le même type de brassage avec deux enfants prise par le photographe DISDERI à Brest. Ce document est visible dans les colletions publiques (base gallica.bnf.fr) qui démontre que la production de daguerréotype a été plus large en Bretagne. Des personnes spécialistes du pays de St Brieuc penchent également pour cette localisation.
Si vous regardez les gravures sur le territoire nantais (Lalaisse, Valerio etc…), vous constaterez que ce type de montage avec une allure affaissée est contradictoire.L’aspect général, avec un montage à 4 pans, montre des coiffes plus élancées et brassées vers l’arrière.
J'aimerais savoir quelles personnes ont pu vous établir l’analyse. Le musée du marais salant de Batz sur Mer référent sur le territoire du Pays de Guérande, pourrait peut-être vous confirmer mes impressions premières. En restant à votre disposition.

Musée de Bretagne23 juin 2014 15h20

Merci pour l’attention que vous portez à nos collections

Effectivement, les coiffes à grandes ailes se rencontrent dans le pays de Rennes, la région de Guérande, Pornichet, le pays de Saint-Brieuc ou encore la région de Châteaulin. Quelques détails varient entre toutes ces régions, port plus ou moins haut sur la tête, coiffe à «grand ou petit cul », ailes plus ou moins disposées vers l’arrière de la tête….éléments qui permettent de différencier des modèles par ailleurs assez proches. D’après quelques avis recueillis auprès de spécialistes, la façon dont les ailes de la coiffe sont dressées sur le bonnet plus enveloppant fait songer davantage à Guérande, Pornichet donc région nantaise Si à cela on ajoute l’association coiffe avec mode urbaine, voire bourgeoise, on peut encore pencher pour la Région Nantaise et ses marches. La présence de daguerréotypeur à Nantes à cette même période est un indice supplémentaire.

En espérant vous avoir éclairé sur notre avis concernant l’origine de ces coiffes.

Dan21 juin 2014 21h32

Il ne s'agit en aucun cas de femmes de la presqu'île Guérandaise sur le daguerréotype. La région de saint Brieux serait plus dans le bon style de la coiffe.

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